Pierre-Loup Martin entretient depuis toujours un rapport intuitif à la création.
Enfant, il invente avec ses Lego toutes sortes de véhicules et démonte des objets (réveils, machines à écrire, appareils photo, etc.) pour comprendre leur fonctionnement.
Adolescent, il pratique l’aéromodélisme, activité grâce à laquelle il apprend notamment le travail du bois et la rigueur nécessaire à la menée d’un projet.
Après des études techniques, il travaille quelques années dans l’industrie aéronautique. Si l’environnement de travail ne lui convient pas, il y découvre par contre l’importance des rapports humains. Il y est marqué par un paradoxe : le peu de cas accordé aux individus, alors qu’ils sont les porteurs du savoir-faire collectif.
En 2008 il s’intéresse à la photographie, apprend à développer ses films, puis approfondit avec la découverte de pratiques marginales, comme le sténopé, le cyanotype, ou encore le collodion humide.
Cette rencontre l’amène à changer d’activité ; il crée en 2012 le labo du troisième. Pendant douze ans il conçoit et fabrique du matériel photographique, notamment sur-mesure. Ce métier lui permet d’explorer de nouvelles voies, comme l’électronique et la programmation, ou d’apprendre le travail de matières qui lui étaient jusque-là inconnues, comme les matériaux de reliure ou le métal.
À partir de 2023 il ressent le besoin d’appliquer ses connaissances techniques à la conception et à la fabrication d’œuvres d’art mêlant bois, métal et électronique. Il y fait cohabiter lumières aléatoires, synthèse sonore et interaction.
Dans le même temps il expérimente la conception et la fabrication de ses premiers stylos plumes, et acquiert des modèles anciens pour se forger une culture sur ce sujet.
Particulièrement sensible aux savoirs-faire traditionnels, indissociablement liés aux artisans qui les transmettent, il apprécie les outils qui les accompagnent : efficaces, simples, durables, fiables, dédiés à une tâche unique et la remplissant parfaitement. Ces caractéristiques se retrouvent dans ses créations.